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I.6.1. Expositions naturelles

  • Cosmiques (soleil, étoile…) : résulte du choc de particules de haute énergie avec les atomes de l’atmosphère, avec une : – irradiation externe : elle est d’autant plus importante que l’altitude est élevée (x2 tous les 1500 m de hauteur) et varie en fonction de la latitude (maximale aux pôles et minimale à l’équateur) = 0,35 mSv/an, – irradiation ” interne ” : des éléments radioactifs formés par l’action des rayons cosmiques sur les atomes de l’air (3H, 7Be, 14C, 22Na) peuvent être retrouvés à l’état de traces dans le corps humain. Leur contribution à l’irradiation naturelle humaine est extrêmement modeste avec des équivalents annuels de dose efficace estimés a 0,01 µSv pour le tritium, 3 µSv pour le béryllium 7, 12 µSv pour le carbone 14 et 0,2 µSv pour le sodium 22 ˜ 0 mSv/an,
  • Tellurique (soleil, étoile…) : Il provient des radioéléments à vie longue présents dans la croûte terrestre depuis la formation de la Terre il y a 4,5 milliards d’années. Parmi ceux-ci, on citera principalement : 2 radioéléments de faible activité (le potassium 40 avec une période de 1,28 milliard d’années et le rubidium 87 avec une période de 47 milliards d’années) et 2 autres à l’origine de nombreux produits de filiation radioactifs qui contribuent également aux doses reçues en irradiation externe et interne (l’uranium 238 avec une période de 4,47 milliards d’années et le thorium 232 avec une période de 14,1 milliards d’années). Cette origine tellurique se présente avec une : – irradiation externe Il s’agit d’une irradiation par les rayonnements g émis lors de la désintégration des radionucléotides de la croûte terrestre, variable en fonction de la nature du sol. En France, elle est en une moyenne de 0,4 mSv ; elle est surtout élevée dans les régions granitiques de Bretagne et du Massif Central. – irradiation interne : Elle représente les 2/3 de l’irradiation naturelle et provient de radionucléotides en petites quantités dans l’alimentation ou l’eau de boisson, délivrant en moyenne 0,35 mSv/an (la moitié est due au potassium 40, un tiers au plomb 210 et au polonium 210 (descendants de l’uranium 238)) et surtout du radon (222Rn) et du thoron (220Tn), gaz radioactifs provenant respectivement de la dégradation de l’uranium et du thorium. Le radon 222 se désintègre en quatre produits de filiation (polonium 218, plomb 214, bismuth 214 et polonium 214) dont l’action n’est pas dissociable de celle du radon ; éléments solides, ils sont adsorbés sur des particules d’aérosol qui, après inhalation, se déposent à la surface de l’arbre trachéo-bronchique. Le thoron et ses produits de filiation, en raison de leurs périodes plus courtes, contribuent à une dose 6 fois moins importante que celle du radon. A l’extérieur des habitations, la concentration du radon dans l’air varie peu (1 à 10 Bq/m3 d’air). Par contre, à l’intérieur des habitations, les variations sont considérables (de 1 à 10 000 Bq/m3 d’air), liées à la nature des sols, des matériaux de construction et à la ventilation (les faibles renouvellement d’air augmentent la concentration en radon) ; en France, les valeurs mesurées varient de 3,7 à 850 Bq/m3. L’IRRADIATION NATURELLE EST DONC D’ENVIRON 2 mSv/an.

    I.6.2. Expositions artificielles

  • du Public : de 1 mSv/an, elle est essentiellement due aux sources de nature médicale, avec :

    Les doses limites d’exposition pour le public sont les suivantes, selon les recommandation de la C.I.P.R. 60 (Commission Internationale de Protection Radiologique : publication 60) :

  • dose effective maximale pour la peau et les organes isolément : 50 mSv/an. Le radiodiagnostic fournit la majeure partie de la dose avec pour un même examen radiologique, une dose qui délivrée varie de façon importante selon les techniques utilisées et les méthodes d’évaluation. l’amélioration des techniques permet de réduire les doses délivrées avec :

    RADIOGRAPHIE

    DOSE A LA PEAU

    (mSv)

    EQUIV. DE DOSE EFFICACE (mSv)

    VARIATIONS

    (D’après UNSCEAR)

    Thorax

    0,7

    0,1

    [0,05-0,36]

    Crâne

    2

    0,15

    [0,13-1,35]

    Abdomen

    3

    1

    [0,3-4,5]

    Urographie intraveineuse

    20

    3,5

    [0,7-10,4]

    Transit œso-gastro-duodénal

    90

    3,8

    [1,2-9,4]

    Lavement baryté

    97

    7,7

    [4,6-10,2]

    Scanner abdominal (5 à 10 coupes)

    15

    2,6

    Scanner thoracique

    4,8

    La radiothérapie et la curiethérapie fournit des doses variables de 10 à 100 Sv ou plus et la médecine nucléaire (en diagnostic) fournit selon l’examen : pour une scintigraphie thyroïdienne au 99mTc, 2 mSv à la thyroïde, pour une scintigraphie osseuse au 99mTc, 6 mSv au squelette…jusqu’à environ 1 Sv pour d’autres examens.

  • en milieu de travail avec des sources artificielles qui proviennent : – des mines (radon), – des industrie de raffinage des substance radioactives naturelles, – des installations nucléaires et industrielles connexes : industries de fabrication et retraitement de combustible nucléaire, centrales nucléaires, – armées (retombées radioactives des essais nucléaires aériens américains et soviétiques des années 50 et 60 avec du césium 137 et du strontium 90),

    – générateurs électriques :

    * générateurs de rayons X : en utilisation médicale (radiographie, radioscopie, scanner, radiothérapie) ; en utilisation industrielle (radiologie industrielle (contrôle de pièces métalliques, des soudures…), spectrographie, fluorescence X, radiocristallographie ; tous les appareils qui comportent une enceinte sous vide, dans laquelle est émis un faisceau d’électrons soumis à une haute tension, émettent un rayonnement X parasite, généralement de faible intensité : microscopie électroniques, récepteurs de télévision…,

    * accélérateurs de particules : en utilisation médicale (radiothérapie) et en utilisation industrielle (radiographie des pièces métalliques épaisses)