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Les protagonistes du projet sont :

– des enseignants qui, grâce au lien direct et continu avec les élèves, peuvent collaborer efficacement pour favoriser le lien étroit entre éducation et santé.

– les élèves qui doivent apprendre les possibilités de choix en termes de comportements de santé.

– les parents car ils jouent un rôle important dans le domaine éducatif et dans le maintien ou la modification des comportements de santé.

Pour que la collaboration soit efficace, il y a un besoin de communication et d’interaction entre les enseignants, les élèves, les opérateurs et les parents.

Première étape:

une éducation à la santé centrée sur la figure de l’enseignant. Promouvoir la santé à l’école signifie stimuler et développer une plus grande responsabilité et une plus grande prise de conscience chez les individus concernant les comportements de santé corrects.

S’il ne fait aucun doute que la connaissance est un préalable indispensable au développement de comportements adéquats, les éléments cognitifs en eux-mêmes ne garantissent pas la prise de décisions cohérentes et la mise en œuvre des changements comportementaux attendus.

On pense par exemple aux campagnes de dissuasion par la transmission d’informations de santé qui contrecarrent la désinformation ou les informations erronées, mais qui n’affectent en rien la maturation personnelle ou le traitement psychologique.

La croyance qu’il suffit de faire connaître aux gens les effets négatifs de leur comportement sur la santé pour les inciter à le changer est basée sur une théorie naïve du fonctionnement de la psyché, comme si les gens se comportaient en termes de coûts et de bénéfices, et étaient donc facilement disponible pour le changement. En d’autres termes, la connaissance des conséquences négatives d’un certain comportement peut ne pas apparaître psychologiquement pertinente pour le sujet.

Cela se produit surtout lorsque les effets sont à long terme, et dans des moments particuliers de la vie, comme l’adolescence, où la perception psychologique du temps est plus limitée au présent et au futur immédiat. Ainsi changer un comportement implique une modification profonde.

Attribuer et modifier un sens implique des processus cognitifs, affectifs et sociaux : – cognitifs, car la manière d’envisager un comportement change, les connaissances relatives au comportement et à son usage ; – affectif, car il faut changer des habitudes consolidées, ce qui présente des avantages pour le sujet ;

– sociale, car la transformation s’effectue dans un contexte social. Pour prévenir le tabagisme à la pré-adolescence et à l’adolescence, il est essentiel d’aborder les questions liées à l’identité, au fait d’être en groupe, à la résistance à la pression des pairs, autant de facteurs qui n’ont rien à voir avec un risque

– comme les pathologies liées au tabac – ce qui ne veut rien dire pour un adolescent de treize/quatorze ans pour qui le spectre des pathologies qui apparaîtront dans les trente à quarante prochaines années n’a pas de sens, alors que lui, dans cette phase de son existence, est tellement plongé dans l’intensité du “Ici et maintenant” de ce qui lui arrive.

Le projet prévoit dans une première phase l’administration de quelques tests concernant le projet en cours, pour voir le niveau de besoin, de connaissances, de préparation, d’attitude de la classe à cet égard.

Il y aura ensuite une phase d’introduction, au cours de laquelle les élèves seront informés par leurs enseignants sur les thèmes, les méthodes et les objectifs de chaque projet. Chaque enseignant travaillera au sein de sa discipline sur les sujets couverts par le projet convenu dans le délai et les sujets.

Dans certains cas, un test sera administré pour connaître les habitudes alimentaires, les comportements, etc. de chaque élève et les connaissances des sujets abordés. Les données qui sortiront de cette première enquête cognitive seront traitées par les enfants avec l’aide des enseignants pour l’élaboration de graphiques et de tableaux.

Dans la première phase, à travers des conférences, des remue-méninges, des discussions en classe, des leçons participatives et l’administration de matériel papier ou audiovisuel, de cartes, de cartes conceptuelles et de tests, de recherches et de matériels approfondis fournis par les enseignants.

Surtout, des moments d’analyse et de discussion pendant les heures scolaires sur les thèmes abordés seront privilégiés. Les enjeux seront abordés, dans la mesure du possible par les programmes ministériels, en cohérence avec les unités d’apprentissage prévues par les différentes disciplines au cours de la première partie de l’année scolaire.

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