☞ UVMT – Université Virtuelle de Médecine du Travail

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Une patiente âgée de 29 ans consulte pour une dyspnée paroxystique. Elle est employée depuis 10 ans dans un salon de coiffure pour dames où elle effectue shampoings, coloration, décolorations, permanentes, coupes et coiffage. Depuis 1 an, elle se plaint de crises dyspnéiques avec sibilances survenant sur son lieu de travail. Ces crises deviennent de plus en plus intenses, notamment les vendredis et samedis, jours de plus grande affluence. La patiente signale aussi l’existence, depuis 12 à 24 mois, d’éternuements suivis d’une rhinorrhée claire et d’une obstruction nasale lors de la manipulation de produits de décoloration contenant des persulfates alcalins. Elle fume un paquet de cigarettes par jour depuis l’âge de 17 ans et n’a aucun antécédent atopique. Alors qu’elle est en congé depuis 8 jours, l’auscultation est normale.

Des tests fonctionnels respiratoires sont alors réalisés :

Valeurs théoriques

Valeurs observées

CV (litres)

5,1

4,6

VR (litres)

1,7

1,9

CPT (litres)

6,8

6,5

VEMS (litres/sec)

4,1

3,0

VEMS/CV

82 %

65 %

Après inhalation de 2 bouffées de salbutamol, le VEMS passe à 3,9 litres/seconde.
En recherchant dans la liste des maladies professionnelles indemnisables, vous découvrez le tableau ci-après :

Tableau n° 66
Affections respiratoires de mécanisme allergique

Désignation des maladies

Délai de prise en charge

Liste limitative des travaux susceptibles de provoquer ces maladies

Rhinite, asthme ou dyspnée asthmatiforme confirmé par test ou par épreuves fonctionnelles récidivant après nouvelle exposition

7 jours

Travaux exposant aux sulfites, aux bisulfites ou aux persulfates alcalins