☞ UVMT – Université Virtuelle de Médecine du Travail

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Iggy Po, La réponse n’est pas facile! Il serait intéressant d’avoir des discussions constructives, dans la tolérance envers l’autre et surtout en exprimant clairement ses pensées; sans chercher à blesser l’autre ni à le dénigrer dans son travail “Bonjour, Je suis atteint de la Sclérose en Plaques et viens d’être embauché en Contrat à Durée Indéterminée. Je me porte très bien et suis sous traitement (injection 3 fois par semaine de interferon b-1a depuis 6 mois), que dois-je dire à la visite médicale ?” ————————————————- “sous son aspect si anodin , il resume parfaitement l’ampleur du problème.” La question n’est pas anodine: elle témoigne de la méfiance d’un travailleur atteint d’une maladie, ici la SEP, à en discuter avec le médecin du travail, probablement par peur que ce médecin du travail ne lui refuse l’accès à son travail. 2 remarques: – la relation entre le travailleur et le médecin du travail doit être une relation de confiance. Rien ne peut obliger une personne à dire la vérité à son médecin, mais cela vaut pour tous les médecins et pas seulement pour les médecins du travail. – le médecin du travail doit se prononcer sur l’aptitude du travailleur en évaluant son état de santé mais aussi en fonction du poste de travail. Dans ce cas-ci si le travailleur est un agent administratif il n’y aura probablement pas de gros problèmes; s’il est pilote de ligne, là c’est beaucoup plus gênant. En tout cas l’expertise devra être poussée beaucoup plus loin avant de prendre une décision. Un autre exemple: Un toiturier de 38 ans. Accident de voiture. Fracture du crâne. Séquelles de vertiges paroxystiques persistant plusieurs mois après l’accident. Faut-il le laisser remonter sur les toits? Infirmière, 32 ans. Développement d’un asthme allergique au latex avec crises aigües importantes. Faut-il la laisser en contact avec le latex? … Des cas malheureux comme ceux-ci nous en voyons 10 par mois. Le véritable problème est qu’en général les possibilités de reclassement professionnel ne sont pas terribles! Soit que des postes de travail adaptés n’existent pas, soit que l’on ne veut pas en trouver ou en créer. Mais ça, c’est un problème de politique sociale, de politique par rapport à l’emploi.