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Syndrôme myéloprolifératif

Dr P. Marchand – 7/9/2001 à 16:35

Un de mes patient, peintre en bâtiment, présente un syndrome myéloprolifératif (plaquettes à 620000). Je n’ai aucune indication sur les peinture qu’il a utilisé dans sa carrière. Par ailleurs, il se lavait les mains à l’essence en début de carrière (il y a une vingtaine d’années) qu’il a trés vite remplacé par du white spirit, jusqu’à ce que je lui conseille un savon approprié. Chers collègues, pensez-vous qu’il y ait un intérêt a faire une déclaration en maladie professionnelle ?

En vous remerçiant par avance de votre expérience.

webmaster – 9/9/2001 à 10:09

NDLR : ce message a été transféré de l’ancien forum UVP5 Médecine du Travail

Dr JC MARTIN – 7/9/2001 à 16:36

Cher confrère, Il y a trop peu d’éléments dans votre question pour pouvoir vous affirmer que, dans ce cas, la déclaration en MP à toutes les chances d’aboutir. Je pense qu’il serait préférable d’adresser le patient en consultation de pathologie professionnelle (CPP), en ayant préalablement reunis tous les éléments dont vous disposez (et même si vous n’avez pas tout). Si toutefois, vous ne le voulez pas, vous pouvez toujours rédiger un certificat médical initial (puisqu’il semble bien que la maladie soit caractérisée) au titre du tableau 4. En effet, l’emploi de peintures contenant du benzène est mentionné dans la liste indicative des travaux et, de toute façon, c’est la caisse d’assurance maladie qui diligentera l’enquête d’exposition. Le médecin du travail peut facilement, face à ce type de question, utiliser la consultation de pathologie professionnelle. Dans l’interêt du patient, pourquoi s’en priver?

De plus, la prise en charge peut être faite dans le cadre d’une convention avec la CRAM dont disposent toutes les CPP.