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Travail sur écran : quelles normes ?

Surgam – 24/4/2003 à 09:13

Bonjour,

Je suis agacé de constater que dans mon administration, les écrans sont installés en 60Hz de fréquence verticale et 100% de contraste (=réglage minimum d’usine, que les techniciens ne modifient pas).

J’aurais aimé apporter une norme au chef de service afin qu’il la fasse appliquer (genre recommandations >75Hz), mais je ne parviens pas à mettre la main sur une norme d’ergonomie, voire de prévention de médecine du travail (ni sur le site du concours médical, ni dans UVMT). Deux questions : 1) Où trouver cette documentation qui interesserait mon chef, le médecin du travail ou le CHSCT 2) Une fréquence de balayage vertical < 70 Hz peut elle être responsable de fatigue visuelle ? Surgam,

Médecin

Webmaster – 24/4/2003 à 12:38

Vous trouverez bon nombre d’informations, références et bibliographie sur le travail sur écran (et bien plus encore), en consultant le dossier de l’INRS “le travail sur écran” à l’adresse suivante : http://www.inrs.fr/dossiers/trav_ecran.htm . Cordialement

D.Zerbib

Webmaster – 24/4/2003 à 12:58

N.B : il est diificile d’obtenir des normes gratuitement sur Internet. Celles-ci sont quasiment toujours payantes (ex: sur le site AFNOR). Par ailleurs, le décret en vigueur pour le travail sur écran est le décret n° 91-451 du 14 mai 1991 transposant la directive européenne 90/270/CEE du 29 mai 1990, fixe les règles particulières de prévention des risques liés au travail sur des postes munis d’écrans. Souvenez-vous des écrans des parcs informatiques d’il y a 13 ans : le plus souvent des 14 pouces, voir même des moniteurs monochromes, rarement des 15 pouces. Il était alors difficile de les pousser en fréquence de rafraichissement. Il n’est pas étonnant que le texte ne donne aucune valeur de référence.

Peut-être que dans un prochain texte ? Personellement je pense que d’ici là, tout le monde aura des écrans plats et que le problème ne se posera plus !!!

epct – 25/4/2003 à 17:25

En complément de la réponse du Webmaster : La norme ISO 9241-3 :1992 stipule que : (…) « l’image doit être exemple de papillotement pour au moins 90 % de l’ensemble des utilisateurs ». L’annexe A de cette même norme présente deux techniques analytiques de prédiction du papillotement de l’écran. En fonction de certaines constances de calcul prises comme référence, l’affichage sera exempt de papillotement pour 90 % de l’ensemble des utilisateurs pour une fréquence de rafraîchissement supérieure ou égale à 72 Hz voire supérieure ou égale à 60 Hz lorsque les calculs sont effectués sur la base d’une constante de décroissance du phosphore (P39) alpha=3,040X10(-)2 sec. L’annexe B concerne une méthode empirique d’évaluation de l’instabilité temporelle et spatiale (papillotement et scintillement) sur les écrans. La norme NF X 35-103 définit le papillotement comme : « une impression de fluctuation de la luminance ou de la couleur se produisant lorsque la variation du stimulus lumineux se situe entre quelques hertz et la fréquence de fusion des images (50 à 75 Hz) ». La norme NF X 35-121 stipule que : (…) Le papillotement, facteur de gêne et de fatigue visuelle DOIT ETRE ELIMINE par l’utilisation de montages électriques appropriés et par un entretien correct des sources lumineuses. Les normes préconisent des valeurs seuils recommandées mais sans bases réglementaires. Cependant vous pouvez vous aider du Décret suivant pour tenter de les faire appliquer. Le Décret n° 91-451 du 14 mai 1991 relatif à la prévention des risques liés au travail sur des équipements comportant des écrans de visualisation décrète par son Article 7 : (…) L’image sur l’écran doit être stable. CQFD

Surgam – 30/4/2003 à 06:56

Merci à tous pour vos réponses pertinentes et précises . Les normes sont effectivement payantes, ainsi que les doc OMS, alors qu’elles ne contiennent peut être pas d’allusions à la fréquence de balayage verticale.

Les références citées m’aideront grandement. Merci encore.

epct – 1/5/2003 à 16:01

La norme ISO 9241-3 : 1992 utilise le terme de fréquence de rafraîchissement. A aucun moment il est question de « fréquence de balayage verticale ». En matière d’exigences et de recommandations, cette norme spécifie 25 paramètres à respecter dans son point 5 « Exigences et recommandations » : 5.1 Distance nominale de vision 5.2 Angle de vision (…) 5.15 Luminance de l’écran (…) 5.23 Instabilité temporelle (papillotement) (…) Le papillotement n’est donc qu’un des éléments à prendre en compte pour satisfaire aux objectifs de cette partie 3 de la norme ISO 9241 : 1992 qui sont la visibilité, la lisibilité et le confort d’utilisation des terminaux à écran de visualisation. La méthode analytique de prédiction du papillotement de l’écran (Annexe A) qui permet de prédire si un écran sera perçu comme exempt de papillotement par 90% de l’ensemble des utilisateurs, pour une persistance des phosphores, une fréquence de rafraîchissement et une luminance maximale d’images donnée. L’algorithme de prédiction du papillotement sur un écran de visualisation utilise une équation dont la variable représente la luminance de l’écran. Cette équation repose sur des données psychophysiques moyennes obtenues au sein d’un groupe de sujets avec un écran lumineux (à polarité positive) à phosphore rapide (P31) sous-tendant un angle de vision de 70°. Pour un écran de luminance moyenne égale à 100 cd/m2, l’écran est considéré comme étant exempt de papillotement si le taux de rafraîchissement est supérieur à 79,6 Hz. Pour mémoire, cette norme ISO 9241 comprend actuellement 17 parties.

Bonne lecture