☞ UVMT – Université Virtuelle de Médecine du Travail

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Il nous manque aussi l’âge du Capitaine ! Votre salarié a sûrement un passé : ATCD médicaux, chirurgicaux, professionnels, niveau de formation, traitement médicamenteux complet actuel etc. L’avis d’un Confrère ophtalmologue est fondamental tant au niveau diagnostique que pronostique voire thérapeutique. Ya-t-il possibilités de correction des troubles visuels présentés (rééducation orthoptique, ergothérapeute, verres correcteurs) ? Pourquoi prend-il un bétabloquant (HTA, glaucome…) ? Votre examen du salarié s’est-il fait en début de poste et en début de semaine de W ou en fin de poste et en fin de semaine ? et que constatiez-vous d’autres au Visiotest* et/ou à l’Ergovision* ? Une fois cette 1ère étape résolue l’apport d’une intervention ergonomique de correction éventuelle optimale de son poste de W pourrait s’imposer logiquement.

Ayant déjà fait des études ergonomiques dans un CAT d’environ 800 téléopérateurs, j’ai pu constaté qu’en outre les facteurs psychosociaux multiples, certaines contraintes physiques inhérentes (lumineuses, posturales voire sonores notamment) et le système d’organisation du W existant (horaires et donc repas décalés et variables, durée de pause chronométrée et semi imposée, etc.) font que la réponse du préventeur ne pourrait pas être simple et monolithique mais doit être consensuelle et adaptée aux réalités de terrain quand c’est possible

Des mesures d’indices objectives et subjectives pour évaluer la fatigue visuelle (1) peuvent être discutées (2). ………………………………………………………… (1) Cail F., Floru R. Travail sur écran de visualisation et santé. CND, 3ème trimestre 1993, n° 152-ND 1938 (mise à jour 1997). (2) Cail F. Méthodes de terrain pour l’investigation de la fatigue visuelle. DMT, n° 50, 2ème trimestre 1992. …………………………………………………………

La pluridisciplinarité médicale et non médicale font donc parties de nos pratiques professionnelles afin de répondre au mieux aux attentes du monde du travail.