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Discipline : Médecine et Santé au Travail Reclassement professionnel
Résumé : Le reclassement professionnel fait essentiellement suite à un avis d'inaptitude médicale. Ce reclassement doit se faire tout d'abord au sein de l'entreprise mais il existe d'autres possibilités. 1- Introduction : Maladie, accident de travail ou vieillissement peuvent conduire à des situations où le sujet ne peut plus sans risque effectuer l'activité professionnelle qui était la sienne (par exemple : conduite de poids lourds, travail avec une charge physique ou mentale importante). Pour cette personne qui présente une restriction d'aptitude partielle ou totale à son poste de travail, un reclassement professionnel est à envisager en cas d'impossibilité de trouver des solutions techniques satisfaisantes pour modifier le poste de travail et les facteurs de risques qu'il génère. 2 - Reclassement professionnel dans l'entreprise : C'est la solution la plus profitable par les contacts établis entre différents partenaires que sont le médecin traitant, le médecin du travail et l'employeur.
3 - Reclassement hors de l'entreprise : Ce reclassement est envisagé quand l'entreprise ne peut pas effectuer un reclassement interne et qu'un licenciement pour inaptitude médicale est prononcé. L'ancien salarié est alors tenu de s'inscrire comme demandeur d'emploi à l'ANPE. Un bilan de compétences sera effectué, complété éventuellement par des examens complémentaires, une évaluation des acquisitions scolaires avec possibilité de formation, d'alphabétisation ou d'examens psychotechniques en vue de formuler des propositions. Elles sont multiples :
4 - Des mesures d'aide au reclassement sont prévues : Pour le reclassement professionnel dans l'entreprise il existe des aides financières pour l'aménagement des postes (avec des études faites par les CRAM) ou des aides de l'AGEFIPH pour l'insertion des personnes handicapées. Si le reclassement professionnel n'est pas possible et que le sujet est un demandeur d'emploi, il passe devant la Commission Technique d'Orientation de Reclassement Professionnel (COTOREP) pour être suivi par les équipes de préparation et de suite du reclassement (EPSR) ou les organismes d'insertion et de placement (OIP), ensemble regroupé actuellement sous le terme de CAP-EMPLOI. Il importe de rappeler l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés. Ceux-ci doivent représenter 6 % de l'effectif de l'entreprise. Sur environ 3,5 millions d'handicapés en France, 250000 sont considérés comme apte au travail dont 135000 étaient demandeurs d'emploi en catégorie I, fin 2000. | |||||||||||||||||||||||||||||||||
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